samedi 25 octobre 2008

FESTIVAL DE CANNES

CE JOUR VIENDRA... ACTE 6 (vu par One Fane)

Partie 3



Dans l’antre de la maisonnette, la belle prépare le repas… une larme glisse doucement le long de sa joue. La pauvre petite pense à son homme en regardant la photo jaunie épinglée au mur. C’est la coupure d’un journal racontant les exploits des « CELEBRES PUDUC » et à l’époque le groupe était encore au complet (à la mémoire de feu DAVID).
Soudain et sans frapper, une personne corpulente ouvre brutalement la porte puis explique dans un langage incompréhensible, mais très explicite pour la belle que son homme est là, enfin, bientôt là. Ni une, ni deux elle se précipite dehors sans même refermer la porte et enlève ses sandales puis les jettes à qui les trouvera. Pieds nus, elle se lance dans une course érotiquo-effrénée, à travers les rues de la ville.


Tournant sur lui-même dans une descente douteuse, le «Enterprise » survole un paysage apocalyptique. Une fumée âcre et aveuglante monte sans fin jusqu’au ciel et de la lave verdâtre s’échappe des hideux volcans, alourdissant encore plus l’horrible spectacle. Croyants leurs fins arrivés, les PUDUC émettent un puissant cri guerrier, le « BAWAC ». Fragilisée par l’onde exhalée et dans un terrible fracas, la carlingue commence dangereusement à se disloquer. Instantanément et avec surprise, le vaisseau ralentit, ayant comme conséquence, l’annulation totale et cela pendant 3 secondes, de la gravité. À bord, c’est le bordel…
La masse métallique est contrôlée par une force invisible et sa vitesse avoisine les 600 km/h. Juste en dessous la ville abritant la belle demoiselle voit ces habitants entrer dans une effervescence collective face au spectacle hallucinant. Le « Enterprise » pique du nez puis s’immobilise à 300 mètres au dessus du sol… sa descente se fait sans encombre dans un gigantesque hangar aménagé pour l’occasion. Le vaisseau disparaît sous les yeux de la jeune femme éplorée qui arrive en courant. À bout de souffle, elle pénètre dans le dépôt et se dirige instinctivement vers le lieu de débarquement, son cœur bat la chamade.


Aux aguets, les PUDUC descendent lentement du « Enterprise » par une large passerelle métallique. La position de combat défensive adoptée par le groupe a largement fait ces preuves dans diverses batailles (voir les chroniques). Le moment n’est pas à la rigolade, malmenée pendant le voyage, nos amis sont prêts à riposter à la moindre étincelle, au moindre cliquetis… car ne l’oublions pas, ils n’ont pas chié depuis plusieurs jours ! La belle arrive en marchant d’un pas décidé en direction du groupe, tous se mettent en garde prêt à bondir sur cet inconnu, quand soudain SHANY d’une voix rauque s’interpose : « Mais attendez ! C’est une… une femme ! Et une bombe en plus ! »


Le groupe ouvre littéralement ses yeux en grand et constate qu’en effet, ce n’est pas une femme, mais… UNE BOMBE ATOMIQUE !
La belle s’approche langoureusement des PUDUC et leur fait à chacun une bise sur le front puis leur demande où se trouve son homme… A cet instant précis, BRUNO se met à genou aux pieds de la belle en déclarant sa flamme avec une main sur le cœur. Après lui avoir baisé les orteils, il s’excuse de son impolitesse en demandant avec convenu, qui est l’heureux élu. Sous le vaisseau, une barrique en bois se met à bouger dans tous les sens, POLO est sûrement caché dedans. La tête de la fripouille émerge doucement du tonneau et pour on ne sait quelle raison, il en sort apeuré en singeant des gestes incohérents. D’abord, il se fracasse la tête en tombant sur le sol puis après s’être relevé difficilement, il reste planté là, paralysé par la vue de la belle. POLO émet un petit son à peine audible : « kaaachraaa ? » (traduction : Casandra ?)
La belle lui répond avec tendresse : « Oui, c’est moi mon amour, tu m’as tellement manquée, tu sais… »
Sans raison apparente, les yeux de polo se révulsent et il tourne sur lui-même avant de s’effondrer. Tous les membres du corps de POLO se raidissent puis se relâchent avant de trembler. Il convulse très certainement de peur… le spectacle est pathétique. Malgré cette représentation farfelue qui en détrônerait plus d’un, les pensées de Casandra sont toutes dirigées vers son petit homme. Elle s’agenouille délicatement, enlace le malade dans ses bras puis se relève avec, et tout cela en ne le quittant pas des yeux une seconde. À ce moment précis, POLO tourne de l’œil et s’évanouit avec sa tête confortablement installée dans le moelleux décolleté de la belle. Casandra se détourne du groupe puis avant de partir avec le très fortuné POLO, dévoile ses intentions sur un ton doux et linéaire : « Je n’en peux plus mon amour et ton retour et pour moi une bénédiction. Tu m’as délaissé depuis trop longtemps… tu as intérêt à assurer »



La scène héroï-comique se passe, ne l’oublions pas, sous le regard ébahi des célèbres PUDUC. Ils ne comprennent pas encore tout ce qui se passe, mais s’il y a bien quelque chose qu’ils se sont approprié, c’est l’instinct de survivre dans un milieu hostile, à suivre donc...

La maisonnette accueille maintenant le plus heureux des couples où Casandra s’affaire à s’occuper avec attention de son homme… Mais si on regarde bien dans la chambre et au-dessus du lit, il y a un poster accroché au mur avec une représentation féminine de la perfection faite femme. Casandra est donc sortie tout droit de… en-tout-cas, il va passer de bons moments le salopard !



samedi 18 octobre 2008

FESTIVAL DE CANNES

CE JOUR VIENDRA... ACTE 6 (vu par One Fane)

Partie 2



Dans le « Enterprise » les endroits pour se tenir deviennent rares et POLO doit redoubler d’imagination… il attrape avec malice la jambe gauche de Maître LARRY et il se prend un coup de tête offensif, puis il s’en remet à TONTON et ce dernier lui crache un gros molard au visage, le bras de L’VALET traîne, et il l’attrape, mais reçoit en échange un violent coup de poing, décidément ce n’est pas son jour à POLO. Ses tentatives infructueuses continues…


Le beau temps est de la partie et la belle demoiselle se promène en faisant des achats sur la place du marché. Une robe noire moule à même la peau ses formes alléchantes et son bras fléchi, retient l’anse d’un panier en osier. Le décor n’est pas banal puisque c’est celui du film « bienvenue chez les chtis »… la convivialité que l’endroit dégage est unique. Dans les rues avoisinantes, mêmes topos, sourires et salutations avec embrassades sont de rigueurs. En essayant un chapeau en paille tressé, un joli petit sourire se dessine sur la bouche de la belle. Elle se confesse au marchand de chapeau : « Il va bientôt rentrer, je le sens… et peut-être même plus tôt, que je ne l’avais prévue ».
Le marchand cache difficilement une moue disgracieuse et prend la jeune femme dans ses bras pour la réconforter, mais surtout cacher les larmes naissantes qui l’envahissent : « Bientôt, oui… bientôt… »


À bord du « Enterprise » et sous les directives avisées de NOUNTCH, JEAN-CHRIS aidé de BRUNO et SHANY pansent les plaies ouvertes de POLO dû aux chocs répétés contre les parois et provoqués par les dernières secousses : « Il n’est plus le gaillard qu’il a été ! »
Complaisant, SHANY dégaine un clin d’œil complice en direction de POLO : « Va falloir faire attention maintenant, hein gamin ! »
Malgré l’atmosphère glauque tout le monde explose de rire, mais sont-ils conscients que le vaisseau va bientôt s’écraser sur une planète inconnue et hostile, rien n’est plus sûr.

Sur le passage aguicheur de la belle, les passants sont en émois et ne peuvent s’empêcher de lâcher des salutations accompagnées de bribes, à peine perceptibles pour les oreilles de la demoiselle, « c’est la femme de… ». Fière d’être connue et reconnue comme telle, elle se déplace avec un déhanché torride, mais naturel, vers le marchand de légumes. Ce dernier lui conseille succinctement les meilleurs fruits de l’étalage afin de concocter un breuvage multivitaminé. La jeune femme habituée à débattre des bienfaits de la nutrition et du retour tardif de son homme avec lui connaît très bien son affaire. Avec éloquence, elle se targue avec bienséance du retour imminent de son « héros » … le marchand n’est pas dupe et lui offre les achats du jour avec une grandeur d’âme non dissimulée. Le panier rempli de victuailles, elle rebrousse chemin vers son petit, mais coquet, nid d’amour en sifflotant gaiement.


Dans l’espace, le vaisseau subit encore les attaques dévastatrices ennemies, puis plus rien… Le bâtiment est attiré inexorablement vers une planète sombre, de couleur rougeâtre et noire. L’attraction de l’astre conjuguée à la vitesse du « Enterprise » colle avec force les célèbres PUDUC contre les parois. Cette fois impossible de bouger, même parler est devenu irréalisable. Si l’accélération continue, tous les membres du groupe périrons dans d’atroces souffrances. À l’intérieur, POLO murmure une prière en pleurant.

dimanche 5 octobre 2008

FESTIVAL DE CANNES


CE JOUR VIENDRA… ACTE 6 (vu par One fan)

Partie 1




Une ville futuriste avec des voitures silencieuses, elles volent à 30 mètres au dessus du sol et ne dérange même pas ce vieil homme assis sur son banc. Ulrich, c’est son nom, dernier témoin privilégié d’une époque où le véritable honneur a pris naissance dans les larmes et le sang… Cet homme abîmé par les saisons, c’est moi…
Le paysage paisible et les pigeons auxquels je donne des graines me rendent heureux d’avoir la forme pour mes 167 ans. Nous devons ce bonheur de vivre en paix, aux célèbres PUDUC… le simple fait d’y penser m’oblige à me lever et à observer 3 minutes de silence avec le salut traditionnel… Des enfants passent en jouant, les tee-shirts qu’ils portent sont à l’effigie des célèbres chevaliers, une larme coule le long de ma joue, c’était le bon vieux temps. Bon c’est pas tout ça, mais je dois encore faire mes 10 kilomètres de jogging… aller, c’est parti !





Une bataille fait rage quelque part dans une lointaine galaxie et le vide sidéral n’arrive pas à étouffer les bruits sordides causés par les multiples attaques contre le vaisseau abritant nos célèbres amis. Protégé par un bouclier magnétique, le « Enterprise » est littéralement bombardé de rayons laser venus de nulle part et partout à la fois. À l’intérieur, les PUDUC s’accrochent à la seule chose pouvant encore les aider, l’espoir. Mourir ne leur fait pas peur, mais cette situation les frustre au plus haut point. Dans un hurlement terrible, L’VALET enfonce un peu plus le clou, se sentant lésé par les difficiles conditions, il se met à tout casser. TONTON lève rageusement le bras et un signe distinctif de la main en direction de Maître LARRY oblige celui-ci à intervenir. Dans cet état avancé de colère, seul Maître LARRY peut intercepter un PUDUC devenu incontrôlable. Ce qu’il fait avec aisance et bien sûr bienveillance et sa technique restera secrete pour des raisons de sécurité. À l’extérieur, les attaques se multiplient contre le vaisseau…


Le chant du coq réveille un corps enlacé dans des draps de coton. Les rayons du soleil se propagent au travers d’un volet partiellement fermé, n’éclairant que très peu la pièce. C’est une chambre particulièrement petite, mais décorée avec goût. Après quelques minutes le corps se révèle être celui d’une femme… une très jolie femme, peut-être même trop. Le gracieux corps se lève difficilement et se dirige vers un « coin d’eau ». La jeune femme enlève avec une grâce innée sa chemise de nuit, la dépose sur une chaise puis commence son interminable toilette. Pourquoi, je ne sais pas, mais sa peau doit certainement et naturellement sentir la noisette. Sa nudité immaculée laisse apparaître des fesses et des seins à la volupté tentatrice. Aucun défaut ne vient perturber la perfection faite femme. La vision virginale de la jeune diablesse est presque envoûtante, un bonheur pour les uns, mais un supplice pour les autres.


Elle plie délicatement les genoux, arc-boute le bas de son dos et pose ses fesses généreuses sur le bord de la chaise. Prise dans le tourbillon du ralenti, elle secoue la tête, dévoilant ainsi une longue et douce chevelure brune. Un gros peigne vient maintenant retenir maladroitement ses cheveux qui tombent, mèche après mèche, sur son petit visage d’ange. Sublimée par la lumière peu diffuse d’une unique ampoule, elle écarte ses jambes puis enfile délicatement un gant de bain et parcourt avec légèreté son anatomie jusqu’à… pour les âmes sensibles, il est préférable d’en rester là...

vendredi 19 septembre 2008

Les PUDUC contre DRACULA

CHAPITRE 4


Dix minutes environ se sont écoulées lorsqu’apparaît enfin notre hôte. Costume sombre, lunettes noires, chevelure grise, Il se déplace vers nous avec la grâce du félin en arborant un sourire amical.

_Soyez les bienvenus chers amis, je suis le Conte DRACULAGERFELD une fois. Vous me feriez grand honneur en acceptant mon hospitalité. Nous déclare-t-il d’une voix nasillarde et marquée d’un fort accent belge.

Il part ensuite dans un long monologue ou il nous explique qu’il est issu d’une très ancienne dynastie d’aristocrates Roumains émigrés en Belgique, qui ont fait fortune en inventant la fricadelle. Dernier descendant de la lignée des DRACULAGERFELD, il s’est retiré des affaires et vit maintenant paisiblement dans cette demeure qui appartient à sa famille depuis treize générations.

Passionné de sports mécanique et en particulier de moto, c’est avec enthousiasme qu’il béni le hasard de nous avoir conduit en sa demeure. Car notre réputation est bien connue du Conte, qui suit depuis longtemps et avec assiduité nos trépidantes aventures.
Rassurés par ce petit discourt et la joie affiché de notre hôte, nous décidons donc d’accepter l’invitation de ce personnage atypique mais sympathique. Nous attaquons donc le repas tandis que le conte DRACULAGERFELD entame un nouveau et long discourt sur les secrets de fabrication de la fricadelle.

Nous festoyons dans la bonne humeur et quelques petites vesses sont mêmes lâchées en douce dans l’euphorie générale. L’ambiance devient de plus en plus hilare quand je commence à ressentir une sensation de profonde lassitude. Je regarde autour de moi et observe mes amis semblant maintenant éprouver quelques difficultés, puis Jean-Chris s’effondre la tête en avant dans son assiette de frites. Ma vue se trouble, une grande fatigue s’empare de moi.
Le conte a cessé de parler et nous épie tel un prédateur arborant un sourire carnassier.

_Du poison ! Lâche L’Valet dans un souffle avant de sombrer à son tour.
Puis je succombe et m’écroule ………

Une violente douleur me réveille. Le géant à la mine bestiale me fait face, son énorme paluche levée prête à s’abattre de nouveau.

_il suffit, Kraspek ! Notre ami est réveillé, maintenant. Intervient le Conte.

Un peu décontenancé, je constate néanmoins avec un certain soulagement que nous somme en vie. Mais hélas, enchainés à nos sièges, nous sommes à l’évidence à la merci d’un infâme mystificateur et de son acolyte. Pour couronner le tout deux affreux chiens galeux semblants tous droit sortis de l’enfer montent la garde au pied de l’escalier monumentale.

Le traître nous révèle ensuite sa véritable identité ainsi que ses desseins. En réalité le hasard n’est pour rien quant à notre arrivé, car étant vampire il possède moult pouvoirs dont celui d’invoquer la tempête. Mais, cet être de la nuit, malgré toute sa puissance démoniaque, n’as jamais réussis l’examen au permis moto.

Après des années de frustration et de jalousie, il comprit que la seule solution s’offrant à lui était de capturer un motard et de lui sucer le sang et ainsi d’acquérir la faculté de piloter une grosse cylindré. La déception fut grande lorsqu’il suça son premier motard, un vraie biker, barbu et tout. Aucun effet. Il suça ensuite tous un tas de motard et autres bikers. Il essaya même un motard de la gendarmerie française, réputé pourtant comme étant un expert en pilotage.
Mais rien n’y faisait.
Puis un jour, il entendit parler des célèbres PUDUC et dès lors il su que se serait eux qu'il faudrait sucer.

_Bein viens essayer de m’sucer pour voir…..tarlouuuuze ! Vociféra Franck, l’écume aux lèvres.

A suivre….

samedi 6 septembre 2008

Les PUDUC contre DRACULA

CHAPITRE 3

Après quelques secondes de coma, je reprends mes esprits. Mes frères PUDUC, qui étaient penché sur ma carcasse encore fumante, m’aident à me relever. Plus de peur que de mal car étonnamment je me sens revigoré, comme rempli d’une énergie nouvelle (alors que le péquin moyen serait réduit à l’état de cendres). Apres une rapide inspection Je trouve la solution et me fait un devoir d’éclairer mes comparses.

En réalité, les nombreux badges et autres insignes ornent ma vestes ont certes, attirés la foudre, mais également absorbés une grande partie de sa puissance électrique.
Ma constitution « PUDUCQUESQUE » ayant canalisée le reste de la décharge mortelle jusque mes intestins, qui l’ont ensuite assimilé. Joignant le geste à la parole je lâche ensuite une rafale de pets brefs et secs qui, tel un marteau piqueur, défoncent une partie du dallage à mes pieds.

David qui m’écoutait avec attention, applaudi, sort sa timbale en inox, la brandit et déclare :
_ « moi aussi j’vais faire le plein d’énergie!»
Et au moment où il s’apprête à se précipiter hors du préau vers les éclairs. Il est stoppé net dans son élan par un Bruno qui s’écrie :

_Eh, les gars, y’a quelqu’un !

Nous constatons alors que la porte s’est ouverte et qu’un personnage inquiétant se tient face à nous.
Là, dans l’ouverture un véritable colosse se dresse. L’énorme individu, à la mâchoire et aux arcades protubérantes, nous observe de son regard glauque puis, d’une voix gutturale nous indique qu’il se nomme Vatlavélcusspecedekraspek, mais qu’il est plus simple de l’appeler Kraspek. Puis il ajoute que nous sommes les bienvenus et que son maitre nous attend.

Perplexes mais néanmoins vigilant, nous emboitons le pas du mastodonte pour nous retrouver bientôt dans une immense pièce richement décorée. Un large escalier donnant sur le premier étage domine la vaste salle au centre de laquelle trône une massive table d’une longueur infinie. Sur cette dernière une profusion de plats et de mets divers sont disposés.

_ faites comme chez vous, le maitre ne va pas tarder à arriver, il a hâte de vous rencontrer. Résonne la voix de stentor du géant.

Puis sans plus mots dire il tourne les talons et disparaît derrière une porte.

_Ça tombe bien, j’avais justement une ptite dalle. Déclare Tonton Franck en se caressant la sangle abdominale.

_Attend une minute, Tonton, tous ceci m’a l’air bien étrange. Mon instinct de PUDUC me dit que nous devrions rester sur nos gardes. Avertit L’Valet.

Effectivement cette situation est des plus insolites. Il semble assurément que le destin nous réserve quelques surprises. Des forces obscures semblent à l’œuvre et il nous faut découvrir pourquoi. Nous nous concertons puis décidons d’attendre la venue de notre hôte mystérieux avant de toucher à toute nourriture et cela malgré la présence tentante de nombreuses bouteilles de Tigrant.

_Bon et bien ………en attendant, moi, j’irais bien couler un bronze. Nous signifie Jean-Chris.
_Ok, j’viens avec toi. Enchaine L’Ange Noir.
Puis nonchalamment, ils se dirigent vers la porte la plus proche.

A suivre…..

samedi 23 août 2008

FESTIVAL DE CANNES (Acte 5)


Pour comprendre l'histoire, il faut la lire du début.
Titre : " Festival de Cannes " (acte 1)
Sous titre : " Cette fois c'est du sérieux "



REVELATIONS... (vu par CHANY l’ange noir)

Le paysage défile à une allure vertigineuse sur cette route déserte d’Angleterre et la pluie fine martèle ma visière incrustée de moucherons. Le bruit criard du moteur de ma moto résonne dans mes oreilles pourtant protégées par un casque des plus performant, hélas peut-être un peu trop. Sur le bas côté, les arbres passent à une telle vitesse qu’ils n’offrent à ma vue qu’un mur opaque transformant du même coup l’autoroute en un couloir unique et sécurisant. Les aiguilles de mon compte-tour suivent harmonieusement celles de mon compteur qui indique en l’occurrence 260. L’adrénaline est trop forte, on n’a qu’une vie après tout… je baisse un rapport et accélère en contrôlant instinctivement l’embrayage, ma roue avant se lève d’1mètre 30 du sol, le pied. Une couche de sueur se plaque contre puis entre mes omoplates et descend le long de mon dos, la raie de mes fesses s’humidifie jusqu’à inonder lentement mon postérieur. Après quinze minutes dans ces conditions, je décide de réduire ma cadence pour retrouver une vitesse de croisière… 180. Ma roue avant touche délicatement le sol, clignotant à droite et je m’engouffre sur une aire de repos. La paternité m’a fait du bien et les conneries sont loin derrière moi, je m’arrête donc pour déguster un cola… Mon épopée du jour a quelque peu malmené ma machine, en plus l’air humide et froid de cette région du nord-est assez agressive voila donc pourquoi mon choix s’arrête sur un gros arbre touffu et protecteur. Mes pensées vont et viennent, mais se concentrent toujours dans la même direction, celle de mon fils. À cet instant ma décision est prise, plus de bêtises et le retour à la maison se fera des plus tranquille. J’enfourche paisiblement mon bolide avec de solides résolutions ancrées en moi quand soudain un motard arrive et me lance une terrible menace du poing puis du doigt. Ma destinée me rattrapera telle toujours, le repos restera t-il pour « l’ange noir » une gageure. Pendant que mon ennemi marque son impatience par des accélérations forcées, ma tête bascule lourdement vers l’avant puis dans sa direction… la boite de cola vide s’écrase sous la pression de mes doigts puis je tends mon bras en direction du rider et lâche la canette en signe d’acceptation du défi… et c’est reparti !

À bord du vaisseau la fête se termine, quand soudain et sortie de nulle part une voix familière fait écho… celle de DAVID l’homme des bois. Malgré la fatigue, ma vitesse d’exécution est instantanée comme celle de tous les PUDUC présents. Nous nous recentrons au milieu de la pièce pour former un bloc défensif indestructible. L’attente est brève et c’est tant mieux, car nos nerfs mis à rudes épreuves ces dernières heures nous rendent plus qu’irritables, donc instables. La voix aérienne de DAVID à quelque chose de métallique avec une légère intonation féminine et nous mets tout de suite à l’aise. La voix explique qu’elle n’est pas DAVID, mais le vaisseau lui-même, et ce choix délibéré a été opté pour ne pas nous déstabiliser. Putain, ils font chier avec leurs conneries, ce que j’espère c’est qu’on va bientôt pouvoir tirer une bourre sur une bonne vieille bécane, quitte à crever autant que ce soit sur la route… Notre attention prend naissance dans un silence de mort, ce qui donne à la voix toutes ses chances pour des explications des plus attendues. Toutes les interprétations se feront par rapport à nous, afin de mieux comprendre qui, mais surtout ce qu’ils sont... C’est un peuple très évolué, ils se nomment les « GARDIANS » et sont sans sexe, mais d’une très grande beauté… selon nos propres critères le mot hideux, serait inapproprié.

Ils vivaient paisiblement depuis la nuit des temps quand apparurent les méchants « DAARKHNOR ». Conquérir et soumettre fait partie des gènes de ces monstrueux dominants assoiffés de sang et la destruction par le vide leurs destinées. La guerre entre les deux opposants fait donc rage depuis maintenant 300 ans et les pertes en vies intergalactiques sont énormes, 67% pour les « GARDIANS » et 43 % pour les « DAARKHNOR ». Les dégâts engendrés aux gentils sont à l’origine de la recherche d’éventuels alliés à travers l’espace et le temps… la terre, les PUDUC… Comble de malchance, les gentils ont perdu un temps précieux en enlevant 10 milliards d’années dans le futur et à 10 billons d’années lumières de chez eux, des terriens au doux nom de PUDUCS (des trouDUCs)…
Mis au courant de la tentative express, mais ratée des GARDIANS, les méchants se mirent en chasse pour exterminer les célèbres alliés potentiels de leurs ennemies… départ pour un lieu inconnu, CANNES. Les chroniques des célèbres combattants relatent à merveille ce haut fait d’armes, mais ne mentionnent pas l’intervention des GARDIANS au moment le plus critique. La téléportation quantique des fameux riders sur leur vaisseau fut une réussite totale… Pour éviter tout débordement inutile et soigner nos plaies, il fallut nous mettre dans un état d’hibernation contrôlé. Leurs technologies nous à complètement castrés du point de vu anale afin de faciliter notre guérison, moi CHANY l’ange noir, je dis que se fut surtout pour avoir un meilleur contrôle en cas de problème… d'ailleurs, le « ENTERPRISE » dut nous sortir expressément de notre sommeil forcé (voir les chroniques). Le choix de l’aspect extérieur du vaisseau façon « Star Trek » fut également un choix judicieux tout droit copié dans la caboche de Maître LARRY… eh oui.

Pourquoi nous, simplement parce que nous sommes les PUDUC… Finalement cette question, je ne me l’a suis jamais posée et reste sans réponse, à moins que… L’atmosphère est détendue, ce qui permet aux membres du groupe d’écouter avec une certaine décontraction et cela me fait le plus grand bien… j’en profite donc pour questionner discrètement le garant de notre histoire et le plus apte à répondre sur le sujet… Maître LARRY.

-Vois-tu CHANY notre histoire remonte à la nuit des temps, à SPARTE plus précisément… À l’époque les combats étaient sérieux et notre lot pour survivre, l’élitisme. Toi par exemple, tes ancêtres étaient les meilleurs cavaliers au monde, en plus d’exceller dans les combats armés ou non. Je ne vais pas te faire un cours d’histoire sur le sujet, mais la trahison d’un allié nous mire tous dans une situation délicate ou notre survie fut dans l’échappatoire afin de pouvoir perpétuer notre race… un radeau de fortune, une mer déchaînée puis l’horizon d’une terre nouvelle, le cap blanc nez. La vie en autarcie et la tradition nous permirent de subsister et les liens de consanguinités développèrent chez nous une spécificité, la présence de particules acides dans les matières fécales. D’après certains chercheurs, les premiers à avoir contracté cette particularité furent le clan des « NOUNTCH »… mais bien sûr, ce n’est qu’une hypothèse.

Si j’avais lu le livre des chroniques, ma connaissance sur notre histoire m’aurait peut-être guidé mieux que je ne le fais maintenant… En tout cas, cette biographie orale m’a redonné une pêche d’enfer et à défaut de monter sur une machine pour soulager la tension amassée en moi pendant ces dernières heures, le combat sera un excellent exutoire…Je ne sais pas qui sont nos ennemies, mais ce que je sais… c’est qu’ils vont regretter d’avoir mis CHANY l’ange noir en pétard !